Lundi 21 mai 2012
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Victime de
s comportements irrationnels de l’UMP, le Député sortant de la 10° circonscription du Nord Christian Vanneste refuse le diktat et part en campagne
pour la cinquième fois.
Sans l’UMP, mais sous la
bannière du RPF, « Rassemblement Pour le France »
Il part pour gagner et
continuer à servir ses électeurs de cette 10 ° circonscription du Nord, avec une fois totale dans les valeurs et les idées qu’il défend depuis bientôt trente ans.
Nous sommes tous avec
lui.
BB
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« Ethique, enracinement et expérience » : le terreau de campagne de Christian Vanneste (RPF) dans la 10e
« La
voix du Nord » jeudi 17.05.2012, 05:03- PAR FLORENCE MOREAU
Le
suspense a officiellement pris fin hier : sans surprise, le député UMP sortant, Christian Vanneste, a confirmé sa candidature dans la 10e circonscription. Un cinquième mandat qu’il briguera,
cette fois, en portant l’étiquette RPF. Avec pour suppléant l’Halluinois Yvan Hennion et pour adversaire « le déclin de la France ».
De
son propre aveu, il en a pris « plein la gueule depuis trois mois ». Mais à chaque fois que Christian Vanneste revenait sur les terres de sa circonscription, l’animal politique reprenait du poil
de la bête. La lettre de soutien de quatre maires du secteur (notre édition du 12 mai) aura, selon ses dires, consolidé sa décision : il briguera bien un ultime mandat sur la 10e circonscription
du Nord.
La
polémique déclenchée autour de ses propos sur la déportation des homosexuels lui aura finalement coûté cher. L’UMP lui a retiré son investiture pour la confier à son jeune « poulain », Gérald
Darmanin : « une décision injustifiée ! ». L’échec de Nicolas Sarkozy à la présidentielle lui avait laissé espérer un revirement de situation. En vain. Et depuis, « je n’ai rencontré aucun
responsable du parti pour une explication ! » s’étrangle-t-il. « Inacceptable, déplorable. » Mais pas incontournable. Fraîchement élu à la présidence du Rassemblement pour la France (RPF), c’est
sous cette bannière qu’il repart dans la bataille.
Que
dépose-t-il dans la balance ? « Mon éthique, mon enracinement, mon expérience : trente année de travail, de proximité, de présence, de fidélité. » Mais aussi, même s’il s’en défend, de la
rancoeur. Notamment envers ce « fils » en politique aujourd’hui devenu son adversaire de droite et qui n’est plus à ses yeux qu’« arrogance, agitation et ambition »… L’homme de terrain, qui
n’hésite pas à arpenter des kilomètres de vide-greniers le week-end, veut croire que son « dévouement » et son engagement sur les dossiers locaux pèseront davantage que le « carriérisme d’un
apparatchik » et les trois lettres de l’UMP. Gérald Darmanin avait pris l’engagement moral de ne pas se présenter face à son mentor. « Mais pour lui, un mandat de député sert à obtenir un mandat
de maire », déplore Ch. Vanneste.
«
D’ordinaire, le rebelle c’est le plus jeune. Mais ici, c’est moi ! Vous avez affaire au village d’Astérix ! ». Il tient le premier rôle « face aux légions UMP de Marcq » que dirige Bernard
Gérard. Qui tiendra celui d’Obélix ? Le conseiller municipal d’opposition à Halluin, Yvan Hennion. À 43 ans, cet exploitant agricole également apiculteur, glisse ne pas avoir hésité très
longtemps à devenir suppléant. « L’efficacité du député sortant et la confiance que le territoire place en lui » l’ont poussé à accepter.
«
Le village Gaulois va résister ! annonce avec jubilation Ch. Vanneste. Mais sans potion magique… » Avec un programme décliné autour de : la nation « à qui il faut davantage donner la parole via
des référendums populaires » et la notion de citoyenneté « qui seule doit accorder le droit de vote » l’emploi « qui doit être une obsession de tous les jours » et la défense de la TVA sociale la
famille « à mettre en lien avec un parcours de logement et qui doit être défendue via le maintien d’une politique familiale » et enfin, la sécurité « via la prévention, la répression et la
réinsertion qui n’appartiennent à aucune idéologie ».
Déterminé à défendre bec et ongles son avenir politique, Christian Vanneste mise sur « l’état d’esprit créé sur ce territoire et aujourd’hui mis à mal » pour l’emporter. Son adversaire ? « Le
déclin de la France ». Une réponse assortie d’une citation de Jean-Paul Delevoye qui résonne comme un dernier message aux électeurs de droite : « Les citoyens ont parfois compris que la stratégie
politique pour conquérir le territoire n’était pas très honnête. » •
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