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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 18:41

Le député UMP des Bouches du Rhône, Richard Mallié annonce sur facebook qu'il souhaite relancer une commission d'enquêtes sur les zones d'ombre de la gestions des fonds publics des syndicats !

 

Une excellente initiative, que je salue, mais pourquoi refaire une enquête parlementaire sur le financement des syndicats, alors qu'il y a celle du député Nicolas Perruchot qui vient d'être mise au placard.

Honte à nos dirigeants politiques de mettre à l'ombre les résultats d'une enquête parcequ'elle peut déranger des syndicats qui ne servent pas à grand chose. En effet l'ensemble de nos syndicats ne rassemblent pas 8 % des françaises et de français qui travaillent ! Encore sagit -il d'une majorité de fonctionnaires, du reste les seuls à faire des grêves qui peturbent la vie de nos concitoyens et sabordent l'économie de notre pays. La majorité présidentielle, à l'assemblée,  s'est abstenue dans le vote sur le vote du rapport de la commission d'enquête de leur collègue Perruchot ! laissant à la gauche le champ libre pour repousser ce texte.

Voici l'analyse des faits publiée sur le site "Le Cri du Contribuable". Un éclairage pour réfléchir à notre vote en avril et juin prochain !

BB......................................................................................................................................

Les députés UMP refusent la transparence sur le financement des syndicats

ump ps

Le rapport de la commission parlementaire d’enquête sur le financement des organisations professionnelles et syndicales a été rejeté, mercredi 30 novembre 2011, par les députés UMP, à la demande du gouvernement.

 

Mis à jour le 08 décembre 2011.

Les députés UMP ont obéi à un mot d’ordre du gouvernement, relayé par leur président de groupe, Christian Jacob, selon La Revue Parlementaire.

 

Les députés de la majorité ont décidé de s’abstenir lors du vote du rapport de la commission d’enquête sur le financement des syndicats. Lesquels députés ont pourtant souligné la qualité du travail effectué… Le champ était laissé libre aux députés PS pour enterrer le rapport du député Nouveau Centre, Nicolas Perruchot .

 

Seul le député UMP des Yvelines, Arnaud Richard a bravé la consigne de vote. Le député Nouveau Centre, Francis Vercamer a voté pour le rapport également.

« Aujourd’hui, à quatre mois de la présidentielle et à deux mois de la fin de la législature, ce n’est pas la peine d’adopter un tel rapport », a expliqué Richard Mallié (UMP), le président de la commission, selon des propos rapportés par l’AFP.

 

Propos que Richard Mallié estime avoir été repris hors contexte par l’AFP. « J’ai toujours dit que c’était un peu fort de café de le sortir maintenant, parce qu’il était évident qu’on ne pourrait rien en faire à la veille des élections, a expliqué le député des Bouches-du-Rhône à La Provence (06.12.11). Mais j’étais persuadé qu’il serait adopté… A ma surprise, le groupe UMP a finalement décidé d’arrêter là ».

De l’avis des services de l’Assemblée nationale, c’est la première fois dans l’histoire de la Chambre des députés qu’un rapport issu d’une commission d’enquête n’est pas adopté.

Cette commission d’enquête avait été initiée par son rapporteur, le député Nouveau Centre du Loir-et-Cher, Nicolas Perruchot, qui nous avait révélé que la création de la commission avait pris près de trois ans…

 

Le 25 octobre 2011, Nicolas Perruchot était reçu dans le Libre Journal des Contribuables, pour une émission consacrée aux financement public des syndicats. Ne semblant pas alors douter de la publication de son rapport, le député nous avait cependant dit « avoir appris à être très prudent sur un sujet qui peut déranger ». (Pour écouter son interview, c’est ici).

 

Depuis 2008, une loi – assez peu suivie d’effets, si ce n’est par la CFDT- impose aux syndicats la publication de leurs comptes. Nicolas Perruchot souhaitait plus de transparence en la matière. Il proposait notamment la certification et la publication des comptes des comités d’entreprises.  70 pages de son rapport étaient consacrées aux syndicats d’employeurs, 70 pages aux syndicats de salariés.

 

Le député avait justifié sa démarche par « le sentiment qu’on a affaire à des gens de moins en moins représentatifs et auxquels on donne de plus en plus de moyens ». Une affirmation qui vaut également pour nos partis politiques…

 

A n’en pas douter, l’image de l’UMP ne va pas sortir grandie de cette navrante affaire. Le parti de la majorité semble avoir une nouvelle fois manqué une occasion de se réconcilier avec ses électeurs.

 

Jean-Baptiste Leon

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